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Chute mortelle à Malika : une chute du premier étage coûte la vie à un ouvrier de 27 ans,le chantier fonctionnait sans autorisation de construire

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Un ouvrier de 27 ans est décédé après une chute sur un chantier à Malika Montagne. Selon Libération, l’enquête a révélé que le propriétaire ne disposait pas d’une autorisation de construire. Le responsable des travaux affirme que des agents municipaux avaient déjà demandé l’arrêt du chantier. La mort de Moukhad...

Un ouvrier de 27 ans est décédé après une chute sur un chantier à Malika Montagne. Selon Libération, l’enquête a révélé que le propriétaire ne disposait pas d’une autorisation de construire. Le responsable des travaux affirme que des agents municipaux avaient déjà demandé l’arrêt du chantier. La mort de Moukhadam Guèye, âgé de 27 ans, a conduit les policiers de Malika à s’intéresser aux conditions dans lesquelles se déroulaient les travaux sur un chantier de construction à Malika Montagne. Dans son édition du 29 septembre, Libération rapporte que le frère de la victime, M. Guèye, maçon de 37 ans domicilié à Yeumbeul, s’est présenté au commissariat le 25 septembre pour déclarer le décès. Selon son récit, un dénommé M. Touré lui avait confié, le 27 août 2026, la construction d’un bâtiment R+1. Pour exécuter les travaux, il aurait recruté sept ouvriers, parmi lesquels son frère germain. L’accident serait survenu le 9 septembre, aux environs de 10 heures. Moukhadam Guèye se trouvait au premier étage et tentait de faire descendre le monte-charge servant au transport des briques lorsqu’il aurait glissé avant de tomber au sol. D’après les déclarations rapportées par le journal, la chute lui aurait occasionné des fractures aux deux bras et au nez. Le blessé aurait d’abord été conduit à l’hôpital de Keur Massar, puis transféré à l’hôpital Principal de Dakar, où il a été admis en réanimation. Son frère indique avoir été informé de son décès le 25 septembre, vers 8 heures. Interrogé sur la situation administrative du chantier, M. Guèye a déclaré que des agents de la mairie s’étaient rendus sur place au début des travaux pour leur demander d’arrêter, faute d’autorisation de construire. Il affirme s’être ensuite déplacé à la mairie avec le propriétaire pour obtenir ce document. Selon sa version, ce dernier lui aurait demandé de poursuivre les travaux dans l’attente de sa délivrance. Entendu à son tour, le propriétaire a reconnu ne pas disposer d’une autorisation de construire, rapporte Libération. La question des équipements de protection figure également dans les investigations. Le responsable des travaux assure avoir fourni aux ouvriers des casques, gilets, bottes et ceintures de sécurité. Il soutient que son frère portait son casque, son gilet et ses bottes au moment de l’accident. Toutefois, lors du transport effectué sur les lieux, les policiers n’auraient retrouvé que quelques gants. Le maçon a expliqué que le reste du matériel se trouvait avec les ouvriers et a été invité à les présenter aux enquêteurs. Concernant l’absence de déclaration immédiate de l’accident à la police, M. Guèye a invoqué la panique et sa volonté de sauver son frère. Le procureur, informé du dossier, a demandé la transmission de la procédure en renseignement judiciaire. Une réquisition a également été adressée au médecin légiste afin de déterminer les causes exactes du décès. www.dakaractu.com

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